Si le Dimanche à Bamako c’est le jour du mariage, il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer qu’à Angers c’est le grand jour du marché. Cette activité populaire et dominicale semble être la seule qui se pratique avec ferveur en toutes saisons (après la messe).
On se précipite des quatre coins de la ville et de l’agglomération vers la place de l’Europe où convergent de grands flux migratoires. Sur place, c’est le dépaysement assuré. On trouve des militants du front de gauche en tractations, des savons d’Alep, de grandes marmites d’encornets farcis “sauce piquante”, une boucherie chevaline, du pain halal, des maraîchers locaux (aisément reconnaissables), des vêtements et tissus aux couleurs criardes, de la maroquinerie cheap, des bijoux clinquants, des chaussures, du fromage, du poisson, des tapis…
Il y en a pour tout les goûts, tous les ages et de toutes les couleurs.

A partir de 13h00, le flux commence à s’inverser. Des milliers d’individus repartent dans toutes les directions à pieds, en automobile, en camionnette, en deux roues, en bus, en poussette… avec un caddie, des sacs ou un panier bien garnis.
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