Ségrégation et confinement

20 Mai

Non, ça n’est pas Christo qui emballe un quartier d’Angers, après le Pont-Neuf, le Reichstag ou des îles au large de la Floride…

Avant de percer (à nouveau) la chaussée et d’y installer les rails de la future ligne 2 du tramway, on désamiante !

Et pour évacuer des particules infimes, prisonnières d’un revêtement coulé dans les années 70, on emploie les grands moyens. Une voie de circulation est totalement condamnée et la zone semble parfaitement confinée par un système de bâches 100% hermétiques

Ayant l’immense avantage de me trouver sur le parcours du chantier, je n’ose plus sortir de chez moi sans enfiler un masque à gaz (héritage de mon grand-père qui s’est toujours planqué pendant les conflits) et une tenue NBC (nucléaire, bactériologique et chimique).

J’espère pouvoir continuer à vivre quelques années, tout en fumant et respirant quotidiennement les émanations des véhicules diesel qui circulent encore. Mais en attendant, je dois faire un grand tour pour traverser ma rue qui ressemble désormais à un camp de concentration.

Daddy Casse

13 Mai

Ce soir, Top Dollar (alias Paul Major), un des derniers grands métallurgistes du Blues Psyché m’a dédicacé le dernier album de son groupe Endless Boogie.

En attendant de les voir jouer au Joker’s Pub, je suis tout excité.

Many Rivers to cross

5 Mai

Avant de devenir un rocker confirmé, talonnant dans l’hexagone Johnny Hallyday et Eddy Mitchell (sans chaussette), le jeune Dick a dû faire quelques concessions à la mode.

On le voit ici, en 1965, troquant son blouson de cuir contre un véritable pull-over blanc orné de deux rayures noires au niveau des aisselles et de la ceinture. Aujourd’hui, il pourrait aisément remporter un concours de pull moche. Mais il ne faut pas se moquer de ceux qu’ils ont disparu car on risque de se prendre un coup de santiags dans les roupettes.

Mode d’emploi (non fictif)

1 Mai

Lorsqu’on promène un canidé en ville, il faut être parfaitement équipé pour nettoyer tout trottoir ou passage malencontreusement souillé.

Un jour, des riverains – certainement excédés par de fréquentes pollutions fécales intempestives – ont voulu contrôler que j’étais bien doté du petit sachet indispensable. Ils m’ont aussi vivement incité à choisir un autre chemin à l’avenir. Je me suis senti rejeté de la société, indésirable, alors que je ne pars jamais à l’aventure sans un petit sac gracieusement fourni par la ville d’Angers.

On trouve des distributeurs à tous les endroits stratégiques (entrées de parcs, espaces verts…). L’objet s’utilise très simplement car le mode d’emploi inscrit dessus tient en quatre points stratégiques :

Merci la ville d’Angers, merci Monsieur Béchu !

Grâce à vous, on n’a plus les doigts qui puent.

 

Racine

28 Avr